Cesser de taxer la propriété immobilière, en particulier la résidence principale, et viser plutôt les placements financiers.
Contexte
La mesure figure dans le programme présidentiel de 2022 et a été reprise lors des législatives de 2024. Elle est présentée comme une manière de ne plus « taxer l’enracinement ».
Situation actuelle
Depuis 2018, l’IFI taxe le patrimoine immobilier net au-delà de 1,3 M€ (taux de 0,5 % à 1,5 %), avec un abattement de 30 % sur la résidence principale. Il rapporte environ 2 Md€ par an.
Ce que ça change
L’immobilier sortirait totalement de l’assiette. Le nouvel impôt porterait sur les actifs financiers (et certaines œuvres d’art) au-delà d’environ 800 000 €, avec un barème proche de celui de l’ancien ISF (0,5 % à 1,5 %).
Effets recherchés
Suppression de l’impôt pour les propriétaires immobiliers, y compris sur leur résidence principale ; le patrimoine financier des plus aisés serait de nouveau taxé.
Risques
Avantage aux patrimoines très concentrés dans l’immobilier
Rendement incertain si les biens professionnels sont exonérés
Risque d’expatriation de détenteurs de capitaux
Vérification factuelle Chiffrage estimé
L’immobilier pèse lourd dans le patrimoine des ménages aisés mais moyennement riches, tandis que les plus grandes fortunes sont surtout financières. Les recettes dépendent fortement des exonérations retenues, en particulier pour les biens professionnels.
Ce qui reste incertain : Le traitement des actions détenues par les dirigeants (biens professionnels) et le rendement réel de l’impôt restent à préciser.
Le coût ou la recette vient d’une estimation (institut, candidat), pas d’un montant garanti.
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Réglez chaque thème. ★ Priorité : deux fois plus de questions dans les versions courtes et un poids ×1,5 dans le résultat. Ignorer : le thème sort du parcours.
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Méthode
Concordance
Part des propositions d’un candidat que vous approuvez : d’accord = 1, neutre = ½, pas d’accord = 0. Une réponse en super like (★) compte double, une réponse d’un thème prioritaire ×1,5. Chaque thème pèse au plus l’équivalent de 4 réponses, multiplié par leur poids moyen : un programme très détaillé sur un sujet ne domine pas le résultat, et un super like garde son effet même sur un thème bien couvert. À pourcentage égal, le candidat dont vous avez le plus approuvé les propositions, super likes compris, passe devant. La marge (±) est un intervalle de confiance à 95 % calculé sur le nombre de vos réponses.
Versions rapide et moyenne
Les versions courtes (40 et 120 cartes) ne tirent pas les cartes au hasard. Chaque thème reçoit une part fixe des questions — deux fois plus pour un thème prioritaire — et chaque candidat un minimum de ses propres propositions. Passé 40 % du parcours, les cartes suivantes sont choisies parmi celles qui séparent les candidats en tête de votre classement provisoire : c’est là qu’une réponse supplémentaire change le plus le résultat. Vos réponses sont conservées quand vous passez d’une version à l’autre.
Boussole
Trois axes notés de −2 à +2 : économie (plus d’État ↔ plus de marché), autorité (libertés ↔ contrainte de l’État sur les personnes, les biens et les entreprises) et Europe (affaiblissement ↔ renforcement des institutions de l’UE). Chaque question est codée sur ces axes. Votre position vaut 2 × Σ(code × importance × réponse) ÷ Σ(|code| × importance), avec d’accord = +1, neutre = 0, pas d’accord = −1. La proximité avec un candidat diminue avec la distance qui vous sépare.
Mesure combinée
Elle mélange concordance et boussole, mais pas à parts égales. La boussole compare votre position à une position de référence du candidat ; la concordance porte sur vos réponses à ses propositions, prises une à une. La boussole sert donc d’estimation de départ et s’efface à mesure que vous répondez aux propositions du candidat : son poids vaut 8 ÷ (8 + nombre de vos réponses sur ce candidat), au plus 50 %. Par exemple 50 % avec 8 réponses, 26 % avec 23, 13 % avec 55.
Position des candidats
Elle combine une position de référence (80 %), établie à partir du programme complet et du positionnement public, et la moyenne des fiches de la base (20 %), qui ne couvrent qu’une partie de chaque programme. C’est une appréciation éditoriale, discutable par nature.
Indice européen
Seules comptent les mesures qui renforcent ou affaiblissent les institutions de l’Union européenne. Indice = 100 × Σ(poids × importance × réponse) ÷ Σ(|poids| × importance), avec un poids de +2 pour une mesure fédéraliste, +1 pour un renforcement, −1 pour un affaiblissement et −2 pour une rupture.
Sources et limites
Programmes et déclarations des candidats, chiffrages indépendants (Institut Montaigne…) et données publiques (Insee, Légifrance, Assemblée nationale). Les propositions issues de programmes de 2022 ou 2024 sont signalées et ont pu évoluer. Une proposition partagée compte pour chacun des candidats qui la portent. Ce résultat est descriptif : ce n’est pas une recommandation de vote.