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Fiscalité & budgetÀ nuancerProgramme 2027Mise à jour le 6 octobre 2026
Fiscalité & budget

Ramener le déficit public sous 3 % du PIB dès 2030

Réaliser 140 milliards d’euros d’économies nettes d’ici 2032 pour revenir à l’équilibre primaire en dix-huit mois, puis sous 3 % de déficit en 2030.

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Objectif visé

Stabiliser puis réduire la dette publique, en visant 112 % du PIB et une dépense publique sous 50 % du PIB en fin de quinquennat.

Contexte

L’effort est chiffré par rapport à 2026. Le premier budget reposerait sur la rationalisation des dépenses de l’État (24 Md€), un effort demandé à la Sécurité sociale (20 Md€), la politique migratoire (12 Md€) et la baisse de la contribution au budget européen (9 Md€).

Situation actuelle

Le déficit public atteignait 5,1 % du PIB en 2025 et la dette 115,6 % du PIB (Insee). Le gouvernement prévoit 5,4 % de déficit en 2026 et 5 % en 2027 ; la France est sous procédure européenne de déficit excessif depuis 2024.

Ce que ça change

Les économies seraient inscrites chaque année dans la loi de finances et dans la loi de financement de la Sécurité sociale. Le déficit ne baisse que si elles dépassent le coût des baisses d’impôts prévues, chiffrées à 30 Md€ nets sur le quinquennat.

Effets recherchés

Revenir à l’équilibre primaire signifie que l’État n’emprunte plus que pour payer les intérêts de sa dette : celle-ci cesse alors de croître plus vite que l’économie. Une trajectoire jugée crédible rassure les prêteurs et limite la hausse des taux d’intérêt payés par la France.

Risques

  • Économies surestimées, notamment sur la fraude et l’immigration, et donc un déficit plus élevé que prévu
  • Ralentissement de l’activité si la dépense publique baisse de plusieurs points de PIB en peu de temps
  • Tension avec d’autres promesses coûteuses (retraite à 62 ans, baisses d’impôts)

Vérification factuelle À nuancer

La répartition des 140 Md€ sur l’ensemble du quinquennat n’a pas été détaillée. Les économies attendues de la lutte contre la fraude et de la politique migratoire sont celles que les économistes jugent habituellement les plus difficiles à chiffrer.

Ce qui reste incertain : Répartition des économies année par année et par ministère.

Les chiffres sont exacts mais faciles à mal lire : objectif ≠ situation actuelle, montant cumulé ≠ annuel.

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