Réduire la masse salariale publique sans licenciements, pour contribuer au redressement des comptes.
Contexte
Deux programmes présidentiels le proposent : ne remplacer qu’un départ à la retraite sur trois, soit plus de 250 000 postes sur le quinquennat, dans l’un ; ne pas remplacer 400 000 agents d’ici 2032, pour environ 25 Md€ d’économies, en s’appuyant notamment sur l’automatisation et l’IA, dans l’autre (son objectif était auparavant de 250 000 postes).
Situation actuelle
La fonction publique compte environ 5,8 millions d’agents ; environ 120 000 à 150 000 partent à la retraite chaque année. Entre 2007 et 2012, la RGPP (un départ sur deux non remplacé) a supprimé environ 150 000 postes dans la fonction publique d’État.
Ce que ça change
Les départs naturels serviraient à réduire certains effectifs sans licenciements directs.
Effets recherchés
La masse salariale publique diminuerait progressivement si les départs ne sont pas compensés. L’effet sur les services dépendrait de la productivité et de la possibilité de redéployer les agents.
Risques
Tensions dans les services en sous-effectif (hôpital, école, justice)
Économies plus faibles qu’annoncé si les départs doivent être compensés par des contractuels
Gains de l’IA encore non démontrés à cette échelle
Vérification factuelle À nuancer
250 000 postes représentent environ 4 % des agents publics, 400 000 environ 7 %. Ce ne sont pas des suppressions immédiates. La répartition entre administrations n’est pas précisée ; le précédent de la RGPP a produit des économies estimées à environ 10 à 12 Md€, inférieures aux attentes.
Ce qui reste incertain : Les administrations concernées, la part des collectivités et des hôpitaux, et l’économie attendue ne sont pas précisées.
Les chiffres sont exacts mais faciles à mal lire : objectif ≠ situation actuelle, montant cumulé ≠ annuel.
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Méthode
Concordance
Part des propositions d’un candidat que vous approuvez : d’accord = 1, neutre = ½, pas d’accord = 0. Une réponse en super like (★) compte double, une réponse d’un thème prioritaire ×1,5. Chaque thème pèse au plus l’équivalent de 4 réponses, multiplié par leur poids moyen : un programme très détaillé sur un sujet ne domine pas le résultat, et un super like garde son effet même sur un thème bien couvert. À pourcentage égal, le candidat dont vous avez le plus approuvé les propositions, super likes compris, passe devant. La marge (±) est un intervalle de confiance à 95 % calculé sur le nombre de vos réponses.
Versions rapide et moyenne
Les versions courtes (40 et 120 cartes) ne tirent pas les cartes au hasard. Chaque thème reçoit une part fixe des questions — deux fois plus pour un thème prioritaire — et chaque candidat un minimum de ses propres propositions. Passé 40 % du parcours, les cartes suivantes sont choisies parmi celles qui séparent les candidats en tête de votre classement provisoire : c’est là qu’une réponse supplémentaire change le plus le résultat. Vos réponses sont conservées quand vous passez d’une version à l’autre.
Boussole
Trois axes notés de −2 à +2 : économie (plus d’État ↔ plus de marché), autorité (libertés ↔ contrainte de l’État sur les personnes, les biens et les entreprises) et Europe (affaiblissement ↔ renforcement des institutions de l’UE). Chaque question est codée sur ces axes. Votre position vaut 2 × Σ(code × importance × réponse) ÷ Σ(|code| × importance), avec d’accord = +1, neutre = 0, pas d’accord = −1. La proximité avec un candidat diminue avec la distance qui vous sépare.
Mesure combinée
Elle mélange concordance et boussole, mais pas à parts égales. La boussole compare votre position à une position de référence du candidat ; la concordance porte sur vos réponses à ses propositions, prises une à une. La boussole sert donc d’estimation de départ et s’efface à mesure que vous répondez aux propositions du candidat : son poids vaut 8 ÷ (8 + nombre de vos réponses sur ce candidat), au plus 50 %. Par exemple 50 % avec 8 réponses, 26 % avec 23, 13 % avec 55.
Position des candidats
Elle combine une position de référence (80 %), établie à partir du programme complet et du positionnement public, et la moyenne des fiches de la base (20 %), qui ne couvrent qu’une partie de chaque programme. C’est une appréciation éditoriale, discutable par nature.
Indice européen
Seules comptent les mesures qui renforcent ou affaiblissent les institutions de l’Union européenne. Indice = 100 × Σ(poids × importance × réponse) ÷ Σ(|poids| × importance), avec un poids de +2 pour une mesure fédéraliste, +1 pour un renforcement, −1 pour un affaiblissement et −2 pour une rupture.
Sources et limites
Programmes et déclarations des candidats, chiffrages indépendants (Institut Montaigne…) et données publiques (Insee, Légifrance, Assemblée nationale). Les propositions issues de programmes de 2022 ou 2024 sont signalées et ont pu évoluer. Une proposition partagée compte pour chacun des candidats qui la portent. Ce résultat est descriptif : ce n’est pas une recommandation de vote.