Faire payer aux milliardaires au moins autant d’impôt, en proportion, que les autres contribuables.
Contexte
Proposée par l’économiste Gabriel Zucman, la mesure est soutenue par plusieurs candidats. Elle diffère de l’ISF : elle ne vise qu’environ 1 800 foyers et fonctionne comme un minimum (les impôts déjà payés sont déduits).
Situation actuelle
L’Assemblée nationale a adopté la taxe en février 2025 ; le Sénat l’a rejetée en juin 2025. Elle ne s’applique pas aujourd’hui. Les plus grandes fortunes paient souvent peu d’impôt sur le revenu, car leurs gains restent dans des holdings.
Ce que ça change
Chaque année, on calcule 2 % du patrimoine net ; si l’impôt sur le revenu et les autres impôts payés sont inférieurs, le foyer paie la différence.
Effets recherchés
Recettes supplémentaires et lutte contre l’optimisation fiscale des très grandes fortunes.
Risques
Exil fiscal de contribuables très fortunés
Difficulté à évaluer les entreprises non cotées
Risque de devoir vendre des parts d’entreprise pour payer l’impôt
Vérification factuelle Chiffrage estimé
Gabriel Zucman estime le rendement à environ 20 Md€ par an ; plusieurs économistes et le Conseil d’analyse économique jugent ce chiffre surestimé du fait des départs possibles et de la valorisation des entreprises non cotées.
Le coût ou la recette vient d’une estimation (institut, candidat), pas d’un montant garanti.
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Réglez chaque thème. ★ Priorité : deux fois plus de questions dans les versions courtes et un poids ×1,5 dans le résultat. Ignorer : le thème sort du parcours.
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Méthode
Concordance
Part des propositions d’un candidat que vous approuvez : d’accord = 1, neutre = ½, pas d’accord = 0. Une réponse en super like (★) compte double, une réponse d’un thème prioritaire ×1,5. Chaque thème pèse au plus l’équivalent de 4 réponses, multiplié par leur poids moyen : un programme très détaillé sur un sujet ne domine pas le résultat, et un super like garde son effet même sur un thème bien couvert. À pourcentage égal, le candidat dont vous avez le plus approuvé les propositions, super likes compris, passe devant. La marge (±) est un intervalle de confiance à 95 % calculé sur le nombre de vos réponses.
Versions rapide et moyenne
Les versions courtes (40 et 120 cartes) ne tirent pas les cartes au hasard. Chaque thème reçoit une part fixe des questions — deux fois plus pour un thème prioritaire — et chaque candidat un minimum de ses propres propositions. Passé 40 % du parcours, les cartes suivantes sont choisies parmi celles qui séparent les candidats en tête de votre classement provisoire : c’est là qu’une réponse supplémentaire change le plus le résultat. Vos réponses sont conservées quand vous passez d’une version à l’autre.
Boussole
Trois axes notés de −2 à +2 : économie (plus d’État ↔ plus de marché), autorité (libertés ↔ contrainte de l’État sur les personnes, les biens et les entreprises) et Europe (affaiblissement ↔ renforcement des institutions de l’UE). Chaque question est codée sur ces axes. Votre position vaut 2 × Σ(code × importance × réponse) ÷ Σ(|code| × importance), avec d’accord = +1, neutre = 0, pas d’accord = −1. La proximité avec un candidat diminue avec la distance qui vous sépare.
Mesure combinée
Elle mélange concordance et boussole, mais pas à parts égales. La boussole compare votre position à une position de référence du candidat ; la concordance porte sur vos réponses à ses propositions, prises une à une. La boussole sert donc d’estimation de départ et s’efface à mesure que vous répondez aux propositions du candidat : son poids vaut 8 ÷ (8 + nombre de vos réponses sur ce candidat), au plus 50 %. Par exemple 50 % avec 8 réponses, 26 % avec 23, 13 % avec 55.
Position des candidats
Elle combine une position de référence (80 %), établie à partir du programme complet et du positionnement public, et la moyenne des fiches de la base (20 %), qui ne couvrent qu’une partie de chaque programme. C’est une appréciation éditoriale, discutable par nature.
Indice européen
Seules comptent les mesures qui renforcent ou affaiblissent les institutions de l’Union européenne. Indice = 100 × Σ(poids × importance × réponse) ÷ Σ(|poids| × importance), avec un poids de +2 pour une mesure fédéraliste, +1 pour un renforcement, −1 pour un affaiblissement et −2 pour une rupture.
Sources et limites
Programmes et déclarations des candidats, chiffrages indépendants (Institut Montaigne…) et données publiques (Insee, Légifrance, Assemblée nationale). Les propositions issues de programmes de 2022 ou 2024 sont signalées et ont pu évoluer. Une proposition partagée compte pour chacun des candidats qui la portent. Ce résultat est descriptif : ce n’est pas une recommandation de vote.